D’après « Marseille Sympa« ,  photos Station alpine Joseph Fourier

 

Le microclimat particulier qui règne sur les îles de Marseille (sécheresse, vent et embruns) a permis le développement d’une flore adaptée à ces conditions extrêmes. Plusieurs de ces végétaux ont, en France, une répartition très localisée, limitée à quelques points du littoral méditerranéen qui présentent des similitudes climatiques et géologiques avec les îles de Marseille.
La répartition des végétaux dans la zone littorale marseillaise dépend de 3 facteurs principaux (CROUZET, 1973) :
– la nature du substratum (roche, sables, éboulis…).
– la quantité de sel apporté par les embruns, qui intervient dans la répartition des végétaux en ceintures plus ou moins parallèles au rivage.
– le vent, qui peut augmenter, dans les secteurs non abrités, la zone des plantes halophiles et interdit l’installation d’autres espèces. On trouve souvent sur ces secteurs des végétaux qui adoptent un port en coussinet.
Ces plantes sont le plus souvent halophiles (qui aiment le sel) ou halo-résistantes et
ont développé des adaptations physiologiques et morphologiques pour faire face à ces conditions extrêmes : stockage d’eau pour les plantes crassulescentes, adaptation de leur cycle de reproduction, développement de systèmes racinaires caractéristiques, port en coussinet pour limiter l’évapotranspiration (Astragale de Marseille par exemple), croissance de type « bonzaï » des arbres (pin d’Alep, olivier, …) et arbustes (lentisque).

Malgré l’inhospitalité des lieux, la flore est riche et variée. 324 espèces, dont 18 protégées , ont été répertoriées sur l’ensemble de l’archipel de Riou, alors qu’à ce jour 304 espèces ont été recensées sur l’archipel du Frioul dont 16 sont protégées par la loi .
Il est important de noter que si sur les territoires de la plupart des réserves naturelles ou des parcs nationaux, les stations de plantes rares sont généralement localisées, au contraire, sur les îles de Marseille, les espèces protégées sont présentes sur la majeure partie du site. De plus, on les rencontre dans les différents niveaux de végétation, depuis la zone des halophiles littorales jusqu’aux garrigues supérieures.

 

Sur les 304 espèces inventoriées sur l’archipel, 16 sont protégées par la loi. Quatre figurent sur la liste des espèces protégées sur l’ensemble du territoire national, et 12 sur celle de la Région PACA. Quatre habitats d’intérêt communautaire ont été identifiés, dont un est considéré comme prioritaire par la Directive « Habitat ».